Chez moi, jour de la fête de la Tabaski

Immolation du mouton

Immolation du mouton

Le jour j est enfin arrivé. On l’avait attendu et préparé  depuis maintenant un bon moment.

Tout  a commencé le matin aux environs de 09 heures par une prière de deux Rakaats* dirigée par l’imam.

Les mosquées et autres lieux de prière prévus pour la circonstance sont très tôt pris d’assaut par les fidèles qui pour l’occasion se sont mis sur leur trente-et-un. On peut ainsi admirer les très belles tenues des uns et des autres ; le magnifique travail des couturiers.

L’imam arrive et conduit la prière. Il prononce ensuite son sermon. Cette fois, il l’a axé d’abord sur le sens de cette fête rituelle. Il a ainsi insisté sur les dimensions hautement importantes que revêt  cette fête ; la dévotion à Dieu et l’esprit de solidarité entre les personnes.

Il a ensuite abordé la question de l’épidémie d’Ébola qui sévit dans la sous région pour terminer par une vive dénonciation des crimes odieux perpétrés dernièrement sous la bannière de l’islam. C’était pour lui le moment de rappeler que l’islam bannit toute forme de violence et de lancer un plaidoyer pour une paix durable dans le monde entier.

L’immolation de son bélier a lancé définitivement la fête. Les fidèles pouvaient alors renter et eux aussi procéder au sacrifice rituel.

Une fois à la maison, le ou les béliers immolés et dépecés, c’était la place au festin. On s’affairait autour de la grillade et de la cuisson des mets pour la fête.

La Tabaski est une fête où l’allégresse doit être au rendez-vous. Il ne doit pas y avoir de restrictions. Les gens doivent manger à satiété. Ainsi, l’on ne lésine pas sur la quantité de viande à cuir. L’essentiel est que tout le monde mange à l’envi.

Mets de la Tabaski

Mets de la Tabaski

C’est également un moment d’entre aide et les gens doivent offrir une part du mouton aux plus nécessiteux.

L’après midi, on a remis nos beaux habits et ensuite on est parti rendre visite aux parents pour leur transmettre nos vœux et des fois pour leur amener à aussi leur part du mouton. C’est une nouvelle tradition qui consiste à attribuer de façon systématique aux beaux parents un gigot.

Les enfants ont fait le tour des maisons de leur quartier mais aussi celles de parents n’habitants pas forcement le même secteur afin de  réclamer leur «Ndéwéneul ». Il s’agit d’un rituel qui consiste à quémander quelques pièces de monnaie.

La soirée, la fête se poursuivra pour certains affectés par la fatigue d’une journée très chargée au lit et pour d’autres, les plus jeunes en général, au restaurant ou en boite de nuit.

Déwénaty* !!!

 

Rakaats* : Une unité de prière.

Déwénaty*: Terme avec lequel on formule un vœu de longévité afin d’assister à la prochaine édition..

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