2015 : voyages, rencontres, découvertes

L’on entame très souvent une nouvelle année avec plein de projets, un certain nombre de résolutions, des souhaits et vœux que l’on aspire tous accomplir ou voir leurs réalisations effectives.

Très souvent, ces souhaits ont une affinité avec notre passé et surtout, notre passé récent.

L’année écoulée est prise en référence afin de se fixer de nouvelles missions. C’est donc, tout le temps, le point de départ, le support de nos résolutions.

Un bilan de l’année défunte est alors nécessaire pour déterminer les bons objectifs.

Il est donc aisé de comprendre que je doive effectuer une brève rétrospection pour mieux formuler mes vœux en ce nouvel an.

Je commençais 2015, habité d’une tristesse qui d’une certaine façon réside encore au fond mon cœur. Je venais justement de perdre un être très cher, mon oncle.

Cet événement qui m’a profondément marqué, constituait une épreuve qui ne pouvait que me laisser perplexe quant à l’aboutissement de l’année qui venait à peine de débuter.

Mes premiers moments en 2015 furent difficiles. J’avais très mal.

Cependant, je fus soulagé par l’élan d’union de toute ma famille lors de ce malheureux épisode de notre vie mais aussi par la compassion que mon entourage m’a témoigné.

Le début de l’année 2015 correspondait également à mon retour à l’Ecole Nationale des Postes.

Ce séjour a considérablement marqué mon année de par les nombreuses et importantes rencontres que j’y ai vécues mais aussi de par l’occasion que ce cadre m’a offert afin d’accomplir certaines choses qui n’avaient pas une relation particulière avec la formation.

Je garderai à jamais dans mes souvenirs les cours qui nous suivions ainsi que les enseignants qui les dispensaient.

Ces hommes et femmes, au delà des enseignements dont ils avaient la charge de nous transmettre, n’ont en aucun moment hésité à partager avec nous leurs expériences respectives tant sur le plan professionnel que dans d’autres domaines encore plus vastes. Et le tout, dans une atmosphère constamment détendue et amicale.

L’Ecole des Postes, c’est également un personnel, une administration qui ne s’est jamais lassée de s’investir afin que notre séjour soit des plus confortable, des plus agréable.

Je ne peux oublier mes camarades de promotion que j’ai tant importunés. Ils ont marqué ce passage par leur gentillesse, par les diverses manifestations qu’on a eu à vivre ensemble, par nos moments de délires mais surtout par les conversations et débats que l’on a tenus sur la Poste et son avenir. Ce fut comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire plus qu’un honneur d’avoir été de la même promotion que tant de gens au niveau intellectuel et à l’humanité si élevés.

Je ne cesserai d’être reconnaissant à l’endroit de tous ceux que j’ai croisé à l’Ecole Des Postes ; le personnel administratif, les enseignants, mes camarades de promotion. Que ce soit en 2009 ou en 2015, ils ont, chacun en ce qui le concerne, contribué à enrichir mes connaissances et mon expérience mais, ils ont surtout participé à forger ma personnalité.

La formation à L’Ecole Nationale des Postes comportait un stage pratique qui m’a conduit à EMS Sénégal et au Centre Autonome de Distribution de La Poste.

Ce stage m’a permis de découvrir un peu plus La Poste et de me rendre compte de la qualité de ses ressources humaines. Toutes les personnes par qui je suis passé m’ont agréablement accueilli en partageant leurs connaissances et expériences, leurs bureaux et repas et n’ont pas manqué de formuler des vœux heureux pour ma personne.

La fin de la formation m’a consacré une période de vacances que j’ai rarement eue. Et c’était pour moi le temps d’en profiter au maximum.

Mais, avant ces vacances, nous avions déjà bénéficié d’une pause de deux semaines correspondant à la fin du premier trimestre.

J’avais sauté sur l’occasion pour entreprendre le premier voyage que je décidais de mon propre chef. Et, je découvris Saint-Louis.

Il s’agissait aussi d’une très vieille promesse que j’avais faite à des amis, particulièrement à Bassamba chez qui j’ai passé l’ensemble de mon séjour.

Ce voyage me marquera à jamais. Je n’oublierai jamais ma rencontre avec le Pont Faidherbe.

Sur un virage de la corniche, marchant tranquillement pour me rendre à La Poste, j’étais surtout occupé à m’affairer sur mon téléphone. D’un coup, comme si on me demandait de quitter mon gadget, je levai les yeux pour apercevoir ce bel édifice. Je fus stupéfait. Je ne l’avais jusque là vu que sur des photos ou à la télévision. Je puis à cet instant me rendre compte de la différence entre le réel et le virtuel.

La traversée fut excitante. Je savourai chaque instant et surtout, l’immensité du Pont.

A Saint-Louis, j’avais aussi rencontré un climat doux et agréable, des personnes douces et aimables dont je me souviendrai toujours.

Ce voyage avait fait surgir en moi de nouvelles sensations, une nouvelle façon de voir et d’apprécier.

La sortie organisée avec mes camarades de promotion à Ndangane et dans les îles du Saloum allait davantage renforcer mon envie de découvrir encore d’autres lieux, plus de choses.

C’est ainsi que j’entrepris dès la fin du stage pratique des voyages.

D’abord je me suis rendu à Sibassor puis à Kamatane où j’ai eu l’occasion de séjourner quelques semaines.

C’était une occasion inespérée de me ressourcer et de savourer tout ce qui fait que j’aime ces endroits ; la famille, le calme, la nature.

Je me suis remémoré des époques où je passais mes vacances à ces endroits. Tout me rappelait quand j’étais encore plus jeune, tout.

Quand je me promenais sur les sentiers le matin en direction du lieu où notre troupeau de vaches se trouve, quand je dégustais le couscous accompagné de lait, quand la nuit je pouvais observer sans encombre le ciel et les belles étoiles, le chant des oiseaux tôt le matin, tout me ramenait à des années en arrière et, je savourai.

Mais le moment était venu pour moi de partir.

Je devais assister à la session de formation de Mondoblog à laquelle j’étais invité.

Je fus dubitatif quant à ma participation. J’appréhendais cette rencontre avec des hommes et femmes d’autres horizons, d’autres cultures.

Je sortis enrichi de cette semaine où je pus côtoyer et apprécier toutes ces nationalités réunies pour la circonstance.

C’était pour moi une occasion de voyager un peu partout dans le monde. Car, à travers ces différentes rencontres et histoires, j’avais eu connaissance de la façon dont on vivait ailleurs. Et, à force d’entendre les comparaisons qui étaient faites avec le Sénégal, je puis imaginer comment étaient les pays des participants tant sur les plans économique et social que sur le niveau de la liberté démocratique.

Mondoblog 2015, c’était pour moi de belles rencontres, des liens amicaux qui se sont tissés et tout naturellement, un moment inoubliable.

J’ai gagné à participer et j’aurais été malchanceux de rater une si belle occasion de découvrir le monde.

Justement, dans cette quête de découvrir le monde, je sentais que je devais commencer par le Sénégal.

Et puisque je n’avais plus de temps à perdre, je décidai de me rendre dans un premier temps en Casamance et dans un second temps au Fouta. Le tout, après un voyage express à Touba qui ne dura que 24 heures.

Ces 24 heures ont largement suffi pour que je puisse me rendre compte de l’immensité de la ville. Touba était déjà très grand lors de mon dernier voyage il y’a plus de 10 ans mais, entre temps, beaucoup de choses avaient changé.

La ville était encore plus grande, son rayon s’est étiré de plusieurs kilomètres. La mosquée était aussi de plus en plus belle et je pouvais constater les belles et grandes constructions présentes partout, près de la mosquée comme à la périphérie de la ville.

Malheureusement, pour des contraintes de temps, je ne pouvais attendre le grand Magal.

J’avais déjà planifié le voyage pour la Casamance et je m’étais déjà fait enregistrer pour le départ.

Mon planning pour la Casamance était un peu chargé pour un voyage d’une semaine. J’avais prévu de commencer par Ziguinchor, puis de me rendre à Sédhiou, ensuite à Bignona et Sindian pour terminer par un retour à Ziguinchor.

J’avais décidé de prendre le bateau pour les déplacements Dakar-Ziguinchor et Ziguinchor-Dakar.

Ce fut une expérience particulière et très excitante car étant une première.

Je fus dès mon entrée dans le bateau émerveillé par l’ordre, la propreté et la sécurité présents à bord.

Il y’avait vraiment tout pour un voyage en toute quiétude et je n’avais pas tardé à tomber amoureux du bateaux.

Le départ s’était fait comme convenu à 20 heures pile. La majeure partie du voyage s’est faite la nuit.

Le lendemain, à l’aube, nous quittions l’océan pour nous engager dans le fleuve Casamance.

Ce fut un spectacle impressionnant de beauté.  L’on pouvait observer le levé du soleil, le jour domptant la nuit. Tout autour du bateau, des dauphins semblaient nous souhaiter la bienvenue. De loin, on pouvait déjà apercevoir la mangrove dont la beauté s’intensifiait à force que l’on s’en approchait.

L’escale sur l’île de Carabane était aussi un des temps fort de ce voyage et cela témoignait également que Ziguinchor n’était plus très loin.

Il était 10h45 lorsque le bateau arriva à destination.

Juste après avoir quitté le navire et récupéré mes affaires, je me suis dirigé à la gare routière pour me rendre à Sédhiou.

Durant ce voyage, je puis me rendre compte de la beauté de la Casamance.

Je n’avais de mon vécu jamais vu quelque chose de telle. Le paysage est totalement différent de ce que l’on rencontre dans les autres parties du pays.

Une belle verdure, des arbres de taille impressionnante, de l’eau un peu partout… c’était réellement le contraire de nos localités au centre du pays.

J’eus une pensée à l’endroit des pasteurs de nos contrées, pour tout le mal qu’ils rencontrent à certaines périodes de l’année pour alimenter et abreuver correctement les bêtes. Ces abondants pâturages m’avaient tout bonnement donné envie de déménager en ces lieux pour exercer ma plus chère passion.

J’étais émerveillé et ceux avec qui je voyageais n’eurent pas de mal à s’en apercevoir. Je les assénais de questions. Et l’un d’eux me demanda si c’était la première fois que je venais en Casamance. Avec ma réponse, ils comprirent mieux mon étonnement.

Arrivé à Sédhiou, je puis constater que le paysage n’était pas différent de ce que j’avais pu voir tout au long du voyage.

J’étais toujours en pleine zone forestière, le fleuve était toujours là, et j’allais continuer à prendre plaisir.

Ainsi, jusqu’à la fin de mon séjour à Sédhiou, je savourais chaque moment.

Bignona était ma prochaine destination.

Il s’agissait toujours du même type de paysage. De l’eau et de la verdure.

Bignona est une très grande ville, plus grande que Sédhiou d’où je venais de séjourner.

Je n’eus pas comme à Sédhiou l’occasion d’effectuer de longues promenades. Pas parce que j’étais fatigué ou paresseux mais parce que je risquais bien de me perdre.

J’avais eu du mal à prendre des repères. Cette ville était grande et à mon sens ses rues étaient un peu compliquées à fixer.

N’empêche, j’ai profité de mon passage pour effectuer un crochet à Sindian, une localité située à un peu plus de 20 kilomètres de Bignona.

Lors de ce voyage en moto, il fallait traverser un bois long de plusieurs kilomètres et tellement touffu que le soleil n’apparaissait plus.

Là, j’étais en plein milieu de la forêt et j’avais de très fortes sensations. Tout était sombre et il faisait tellement frais, les arbres étaient si hauts…

Ce fut un voyage mémorable.

Mon séjour en Casamance tirait à sa fin et je ressentais de la mélancolie. Je semblais avoir vécu de nombreuses années sur cette terre dont j’étais véritablement épris.

Je me sentais à l’aise, en parfaite harmonie avec cet environnement, ce paysage fantastique.

J’avais un pincement au cœur de devoir quitter toutes ces merveilleuses personnes avec qui j’ai passé ces agréables jours.

Mais, l’envie de prendre à nouveau le bateau avait quelque peu atténué cette tristesse que je ressentais.

J’ai quitté Bignona après un très bon petit déjeuné ; du café citronné. Il y’avait un citronnier au centre de la maison et j’en cueillais à chaque occasion. Les fruits étaient exceptionnellement murs et ils donnaient un jus superbement délicieux.

Je suis arrivé tôt le matin à Ziguinchor. Je devais être au port à 11h45 au plus tard. J’avais donc un instant pour découvrir un peu ce qu’était cette ville.

Je fus aidé dans cette tache par mon cousin Youssoupha qui y réside.

Nous avons fait un tour. J’en ai profité pour aller visiter à un ami, nous nous sommes rendus au marché, et le temps filait tellement vite que je faillis rater l’embarquement.

Ziguinchor est une ville vivante, malgré qu’il s’agissait d’un dimanche matin, les rues étaient toutes animées et le marché, plein de monde.

J’étais arrivé au port à 11h45 pile et aussitôt entré, les gendarmes sur place fermèrent la porte. Je fus soulagé car il fallut très peu pour que je rate le bateau.

Nous avons quitté à 13h. Comme à l’aller, nous avons fait une escale à Carabane.

Je pouvais à nouveau profiter de la beauté de la mangrove, des dauphins qui cette fois nous disaient au revoir et des multitudes d’iles aux paysages paradisiaques.

Le coucher du soleil était le moment le plus sublime de ce voyage. Je ne pouvais plus tenir tranquille. J’étais surexcité.

C’était si beau, si sublime que je souhaitais que le temps s’arrête.

Progressivement, le soleil disparaissait de l’autre bord et la nuit dominait le jour.

Nous allions entamer un long voyage pendant la nuit.

Epuisé par tout  ce que j’avais accompli dernièrement, je ne tardai à m’endormir. Nous devrions arriver vers 5h du matin à Dakar. Et, déjà à 4h, les notifications que je reçus de mon téléphones et qui me réveillèrent, témoignaient que nous n’étions plus très loin.

La couverture du réseau était revenue et je compris que nous étions aux abords de Dakar.

Nous sommes arrivés juste avant 5h. Ce fut la fin d’un voyage mémorable, une aventure que je garderai à jamais dans mes souvenirs.

Après mon arrivée, je suis resté 2 jours avant de repartir à Kamatane.

C’était le lieu adéquat pour récupérer de toute cette fatigue.

Pourtant, je n’ai pas pu me reposer comme espérer.

Dès le lendemain, je me suis rendu à Goudem pour rendre visite à une tante et à ses enfants.

Le lendemain, j’ai passé la journée à Passy chez une autre tante. Et le Surlendemain, c’était au tour de Mbam de m’accueillir. Là également je rendais visite à la famille.

Après ces étapes, je pouvais profiter pleinement du calme de Kamatane afin de récupérer au maximum.

J’ai regagné Dakar une semaine plus tard après un bref crochet à Sibassor.

Au moment où mon entourage pensait que j’en avais fini avec ces interminables déplacements, je leur annonçais mon intention d’aller au Fouta, à Agnam Thiodaye.

C’était une promesse que j’avais faite depuis très longtemps à des amis qui y sont originaires.

Je voulais profiter des derniers jours qu’il me restait pour me décharger de cette dette que j’avais à leur égard.

 Je m’apprêtais sans m’en douter à effectuer le plus long voyage depuis mon existence.

Nous avions quitté Dakar dès 5h du matin pour n’arriver à Agnam qu’à 16h. Je savais que c’était loin mais pas à ce point.

Pendant le voyage, j’ai pu admirer les paysages du nord. Ils n’avaient rien à avoir avec ceux du sud. Là, c’était, à des endroits, presque désertique.

Tout au long du voyage, nous dépassions de nombreux troupeaux. Ils étaient tous impressionnants de par leur taille. On pouvait dénombrer des centaines de têtes.

Certains étaient constitués de moutons, de chèvres, d’autres de vaches et il y avait même des troupeaux de dromadaires.

En amoureux de l’élevage, j’étais émerveillé.

Le voyage était excessivement long et la fatigue commençait à me gagner.

Heureusement, chaque fois, sur la route, il y avait quelque chose qui attirait mon attention et qui m’aider à supporter la durée du voyage.

Agnam est une localité en plein cœur du Fouta. Naturellement, les populations s’expriment en pular et c’était compliqué pour moi de communiquer avec tout le monde.

Cependant, mon séjour là bas, bien que bref a été plus que plaisant.

J’ai eu la chance d’assister à leur marché hebdomadaire qui est un important lieu d’échange. Plusieurs marchandises produites dans ou en dehors du terroir y sont commercialisées.

La veille de mon départ, nous sommes allés en charrette à quelques kilomètres d’Agnam, là où passe le fleuve. Des activités agricoles y sont développées grâce à l’irrigation des terres en période de crue.

C’était le moment de faire des découvertes inédites.

En effet, je n’avais encore jamais vu cette façon de faire de l’agriculture. J’étais étonné de voir les cultures pousser et grandir sur un sol visiblement sec. La terre était craquelée, la surface dure et desséchée.

Nous étions au mois de décembre et aucune pluie n’était espérée, le fleuve également s’était rétréci et il n’était pas possible que ces terres reçoivent en cette période de l’eau.

Pourtant, ces populations depuis toujours sèment et récoltent dans ces terres. Je me demandais d’où venait l’eau dont les cultures avaient besoin pour grandir.

Je trouvai la réponse en creusant un peu. Je me rendis compte que l’eau était emmagasinée dans la terre. Elle était gardée dans l’argile qui la préservait jalousement. Les cultures avaient ainsi de quoi se développer jusqu’au moment de la récolte.

Nous profitâmes du coucher du soleil, au bord du fleuve, pour immortaliser les moments que nous venions de passer en prenant des photos.

Le lendemain à l’aube, je devais rentrer et avec ce dernier trajet, clore une aventure aussi époustouflante qu’excitante.

Une aventure qui m’aura permis d’enrichir un peu plus mon expérience sur la vie. Je pus me rendre compte qu’il y avait d’autres types de cultures, d’autres modes de vie.

J’ai aussi pu constater que le Sénégal était un pays où il y avait beaucoup de choses à accomplir. Ces voyages ont été une occasion de voir que l’état des routes n’était pas du tout conforme aux normes. Même si je dois reconnaitre que dans ce domaine, le gouvernement s’investit pleinement.

Les routes Dahra-Linguère, Kaolack-Fatick, Passy-Sokone sont en train d’être réhabilitées.

De même, j’ai vu qu’à Touba les infrastructures routières étaient de qualité.

Au sud, j’ai constaté un déficit criard d’infrastructures. A Sédhiou, nouvellement érigé en région administrative, il n’existe rien qui témoigne qu’on est dans une capitale régionale.

La route entre Ziguinchor et Sédhiou constitue également un problème car elle se dégrade petit à petit. Les tentatives de colmatage que j’ai constatées restent une solution pour le court terme et il devient nécessaire que les autorités y pensent.

La route Bignona-Sindian est dans un état catastrophique. Et les populations comme le potentiel économique de cette zone méritent qu’elle soit réhabilitée.

A coté des ces faits regrettables, il faut dire que le Sénégal est un pays avec d’énormes potentialités dans le domaine agricole et pastoral.

Au sud comme au nord, l’eau est en abondance. Les populations également tentent tant bien que mal de faire de leur maximum afin de tirer profit des conditions environnementales propices au développement de l’agriculture et de l’élevage.

Malheureusement, ils sont freinés par un manque de moyen que l’Etat se doit de dénouer.

Je ne pouvais faire un peu le tour du Sénégal sans garder un œil sur La Poste, mon entreprise.

Ces voyages ont attesté que La Poste occupait une place véritablement importante dans la vie des sénégalais.

Elle est la seule institution financière à être présente dans toutes les localités du pays.

J’ai pu visiter les bureaux de Kaolack, Sédhiou, celui de Sindian et des Agnams.

Le constat était que de nombreuses populations se rendaient au quotidien à la Poste afin de recueillir des prestations qu’elle était seule à fournir.

 La mission de service public était un peu plus claire dans ma tête. Je compris que l’Etat se devait de soutenir davantage la Poste dans cette tache.

Cette période de vacance aura été plus que bénéfique pour moi. Elle m’a permis de m’épanouir pleinement.

Mais, pas seulement, 2015 dans sa globalité a été une année très riche.

Toutes les expériences que j’y ai vécues ont été intéressantes.

J’ai pu relever de nouveaux défis, acquérir de nouvelles connaissances, faire d’innombrables rencontres…

Je pus également comprendre le sens de la famille. Tout le bonheur et l’amour que l’on ressentait à proximité de personnes avec qui l’on partage des liens sanguins.

L’amitié avait trouvé un nouveau sens avec ces voyages. Je compris qu’il n’était pas seulement obligatoire d’être de la même famille pour entretenir une relation fraternelle.

Je compris que le bonheur se trouvait dans des choses très simples, tellement simples qu’on peut être amené à les juger futiles.

Pourtant, le sens même de la vie se découvre dans des choses à priori primitives. Il s’agit de la famille, de l’amitié, de la sincérité dans les relations et surtout, de la sincérité, de l’honnêteté vis-à-vis de sa propre personne.

Il n’y pas un autre chemin pour s’épanouir, pour profiter assez confortablement de ce passage sur terre.

Je remercie en cette année toutes les personnes qui en 2015 m’ont témoigné leur sympathie.

Mes parents, ma sœurs, mes frères, ma famille, mes amis et collègues.

Mes camarades de promotion ainsi que l’ensemble du personnel de l’ENP ainsi que tous les enseignants.

Mon frère Abdourahmane Ndiaye alias Ndiaye Konior ou Ndiaye Mokal avec qui j’ai également effectué un voyage à Sibassor au mois de mars.

Mon ami et frère Bassamba chez qui j’étais lors de mon séjour à Saint-louis ainsi que ses voisins M. et Mme Darry qui ont été d’une gentillesse qui m’a profondément touché, Diouf, Jean et sa famille.

Tous les collègues de la DRP, du Centre Financier et du bureau de Poste de Saint-Louis.

Mme Fall de l’ENP à travers qui nous avons découvert Ndangane et rencontré toutes les merveilleuses personnes que je tiens à remercier.

Tout le personnel d’EMS Sénégal et du Centre Autonome de Distribution.

Mon cousin Boubacar Kounta et son épouse ainsi que ma cousine Khadidiatou Kounta qui m’ont témoigné une hospitalité particulière lors de mon séjour à Sédhiou.

Mon cousin Abdoulaye Mbengue et son épouse Maguette qui m’ont accueilli à Bignona et qui se sont occupés de moi comme un trésor.

Mon oncle le Colonel Diouma Sow que j’étais allé voir à Sindian et qui pour l’occasion m’a manifesté une affection pas nouvelle et qui est d’une réciprocité entière.

Le receveur du bureau de Poste de Sindian M. Gassama pour sa courtoisie et son dévouement dans sa tache de faire que la Poste replisse pleinement son rôle.

Mon cousin Youssoupha Mané pour sa disponibilité et son altruisme.

Mes belles sœurs Sagar et Thioro qui se sont occupées de moi comme un bébé à Kamatane.

Ma tante Aissatou Diouf à Goudem ainsi que ses enfants particulièrement Serigne Assane Gueye pour la gentillesse qu’il ne manque jamais d’exprimer à mon égard.

Mon cousin Sory Sow qui m’a conduit à Mbam, Passy et Goudem lors de mon séjour à Kamatane. Il a été d’une disponibilité exceptionnelle.

Toute la famille Ka à Agnam, mon frère Abdarahmane particulièrement que je ne saurais remercier suffisamment.

Je remercie Serigne Moustapha Mbacké Abass et ses épouses pour leur hospitalité lors de mon passage à Touba.

Je dis vraiment Merci à tout le monde. A tous ceux que j’ai rencontré durant cette année écoulée et je souhaite à tous une excellente année 2016.

Qu’il soit pour nous et notre entourage une année pleine de rencontres, de découvertes, une année riche en nouvelles expériences. Le tout dans une santé inébranlable, un succès dans tous nos souhaits, une grande prospérité, beaucoup de bonheur et d’amour.

Dewenaty

À propos de l'auteur

M@MadôU

M@MadôU est un jeune sénégalais, Postier de profession mais également étudiant à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université Cheikh Anta diop de Dakar. Sa susceptibilité dès qu’il s’agit de saper certains principes fondamentaux l’a mené à s’engager afin que le Sénégal vive enfin une rupture d’avec certaines pratiques.

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