Élection de Trump, une chance pour l’Afrique

Je paraîtrai saugrenu compte tenu du discours globalement entendu. Je me suis réveillé et mis au courant de l’information préférée des médias. La nouvelle de l’élection de Trump, contrairement à beaucoup, je l’ai saluée.
J’étais indifférent du choix qu’effectueraient les américains.
D’abord, par principe, parce que je ne suis pas yankee et que je ne m’attends à rien de la personne qui sera élue.
 Ensuite, accessoirement, parce que je ne voyais pas véritablement de différence entre les deux protagonistes.
Trump a un tempérament et une personnalité, comme nous en avons tous et certes qui ne font pas l’unanimité. Mais il est clair qu’il a été caricaturé avec excès. Et, à ma totale indignation, pas par les américains, premiers intéressés, mais par des personnes dont l’acharnement m’était incompréhensible.

Madame Clinton a été peinte par ces mêmes observateurs comme un ange, à l’opposé du démon Trump. Une dame blanche comme neige et qui aime les couches vulnérables et oppressées. Ils ont fait en sorte de cacher sont coté obscure, son passé, la décrivant comme parfaite alors qu’elle n’est différente de Trump que dans la tenue.

Ces deux personnes ne sont en réalité différentes que par les apparences, au fond, dans leur tête, elles sont proches.

Trump, je lui reconnais le mérite d’avoir eu le courage de dire au su de tous sa pensée, contrairement à son adversaire qui a tenté de cacher sa nature à travers le mensonge et la duperie.

A tous ceux qui dans le monde croient ou craignent que le règne de Trump soit catastrophique pour l’humanité, je les rassure.

Il y’a huit (8) ans, un espoir et un engouement jamais vécus, habitaient l’humanité. En vérité, qu’est ce qui a changé entre temps ?

Les mandats de Barack Obama ont-ils changé le monde ? Vivons-nous plus en paix ? Ses promesses ont-elles été tenues ? Avait-il tout le pouvoir du succès de sa politique ?

Pour Trump, il n’y aura guère de différence.

Le monde évoluera, les menaces resteront constantes ou se proliféreront même, Trump n’aura pas le pouvoir de certaines politiques qu’il a promises de mettre en œuvre et le rêve américain se poursuivra.

A mon sens, aucune raison de paniquer ou de craindre quoi que ce soit.

Cette nouvelle est de mon point de vue une source d’espoir pour l’Afrique car, nous fils du continent devons tirer les leçons de ce qui se passe. Ce dénouement, ce choc que beaucoup semblent vivre, doit nous secouer et enfin nous sortir de notre long et profond sommeil.

Il est plus que temps que l’on se réveille. Que, comme je le disais il y’a près d’un an à d’autres jeunes de toute l’Afrique, nous ne devons plus rien attendre du monde et particulièrement de l’occident.

Le monde est à un tournant et, plus que jamais, les africains doivent s’en rendre compte.

Arrêtons de perdre du temps et de l’énergie pour des débats qui ne nous concernent pas véritablement. Notre seule préoccupation doit être de nous en sortir. Ce, pas en attendant un quelconque concours des États Unis ou de l’Occident, mais en travaillant dur comme eux ont eu à le faire et préalablement, en y croyant fermement.

Cette nouvelle doit nous rappeler que nous restons en dehors des États Unis. L’euphorie et l’attachement que nous prêtions à cette campagne n’avaient aucune raison dès lors que nous n’avions pas de carte pour choisir.

Le choix appartenait aux américains qui ont souverainement élu le candidat en qui ils portent leur confiance quant à la sauvegarde de leurs intérêts propres.

L’évidence c’est que notre mot importait très peu. Les citoyens américains se sont choisis le meilleur pour incarner leurs aspirations, le meilleur à leurs yeux pour les conduire vers leurs souhaits.

Et, que l’image de Trump ne nous choque pas plus que celle des américains. Les dirigeants ne sont qu’à l’image de leur peuple. A nous d’en choisir qui répondront à nos aspirations ; si réellement elles portent les noms développement et émergence.

3 Commentaires

  1. Deux passages qui m’ont beaucoup marqué et inspiré. Le premier : « …. et le rêve américain se poursuivra. » Je me suis par la suite posé une question; Et notre rêve à nous? Et nécessairement une deuxième m’est passée à l’esprit; Ou avons-nous perdu cette capacité, cette aptitude à rêver? Le mot  » perdu » m’a ensuite semblé inapproprié, ce qui donna raison à la troisième interrogation; L’avons-nous une seule fois possédée?….. Le second que voici « Les dirigeants ne sont qu’à l’image de leur peuple » a mis fin à la série de questions que je me posais….
    Il faut nécessairement que l’on aspire à un changement. Non pas à celui du monde, ce que nous faisons d’ailleurs depuis l’aube des indépendances, mais à un changement radical de ce que nous sommes, une mutation profonde des comportements du sénégalais…. Respect grand frère

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.